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L'institution de la littérature au Gabon. PARTIE II
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INSTITUTIONS VISITEES :
* Bureau Régional de l’Agence de la francophonie de l’Afrique Centrale.
* Ministère de la culture, des arts et de l’éducation populaire.
* La Fondation Raponda WALKER
* Le Centre Culturel Français de Libreville
* La faculté des lettres et sciences humaines.
Noms des étudiants –chercheurs :
Ø BISSAGOU Marc Rosaire (Littérature africaine écrite)
Ø BISSIELO Kévin (Littérature africaine orale)
Ø BOUNDAMA Patricia (Littérature africaine écrite)
Ø CHEIK SEKOU Baro Bastide (Littérature gabonaise)
Ø DZONTEU Désire-Clitandre (Littérature africaine écrite)
Ø IBESSA Laurette (Littérature gabonaise)
Ø KADIE Jacklin (Littérature africaine écrite)
Ø KOUMOU GNAMA Dieu-donné(Littérature africaine écrite)
Ø MABICKA BOUSSOUGOU Wilfried (Littérature gabonaise)
Ø MBOUNTSI MWITY Hermana (Littérature gabonaise)
Ø MFOUMOU ETOUGOU Thérèse (Littérature africaine écrite)
Ø MOUBAGOU GOLOU Ghislain Armel (Littérature africaine écrite)
Ø MOULOUNGUI Jonas Pépin ((Littérature africaine orale)
Ø PAMBO Aymar (Littérature gabonaise)
Ø OYAYA Daisy laeticia (Littérature gabonaise)
Ø ZOULA Valérie Chimène (Littérature africaine écrite)
PREAMBULE
Dans le cadre du Séminaire portant « sur la littérature et la société au Gabon », dirigé par monsieur SIMA EYI Hervais-Eméry, enseignant, Directeur-fondateur du Centre d’Etude en Littérature Gabonaise (C.L.I.G.), il a été demandé aux étudiants de faire des recherches et voir quelle place les institutions littéraires du Gabon accordait à la littérature gabonaise.
Pour notre groupe, il s’est agit de se rendre dans les institutions telles que le Bureau Régional de l’Agence de la francophonie de l’Afrique Centrale (B.R.A.C), Ministère de la culture, des arts et de l’éducation populaire, La Fondation Raponda WALKER, Le Centre Culturel Français ST- Exupéry de Libreville (C.C.f.), La faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Omar Bongo et L’Institut Pédagogique National (I.P.N.).
Notre objectif consistait à voir quel traitement ces institutions faisaient de la littérature gabonaise et comment elles s’y prenaient pour faciliter sa vulgarisation et sa promotion. Aussi , s’agissait-il d’étudier la nature des rapports ou des relations qui existent entre ces institutions et les écrivains gabonais, quelle place accordaient-elles à la littérature gabonaise et à ses écrivains, et comment procédaient –elles pour promouvoir cette littérature.
Nous tenons à signaler que ce travail ne fut pas une sinécure. Car nous fûmes au cours de la récolte des informations, confrontés à un certains nombres d’écueils qui parfois ne nous ont pas permis en fin de compte d’obtenir les résultats que nous escomptions. Ces problèmes relèvent pour la majorité de la lenteur administrative, de la désertion totale des bureaux, mais aussi de la mauvaise foi de certains agents des administrations publiques qui confondent le service public à une histoire personnelle.
Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes attelés à faire le maximum et le résultat est ce document que nous avons finalement produit.
Il fait état du rapport de toute l’information que nous avons pu récolter et qui, nous en sommes convaincus, servira à la postérité.
I°) LE CENTRE CULTUREL FRANçAIS
Source d’informations :Mme Irène LABEYRIE, chargée des affaires culturelles du C.C.f.
Les centres culturels français dans le monde travaillent en particulier pour promouvoir la pensée francophone véhiculée par tous les domaines du savoir. Pour ce fait, il n’y a aucune particularité accordée à un pays, à un domaine du savoir ou autre.
PROCESSUS D’INTEGRATION, DE SELECTION ET D’ACQUISITION DES ŒUVRES LITTERATURES GABONAISES
La littérature gabonaise, s’inscrivant dans un domaine du savoir, c’est-à-dire les sciences humaines, est bien évidemment prise en compte au C.C.F. Cependant, la politique de sélection, d’acquisition et d’intégration des œuvres littéraires gabonaises reste inchangée depuis la création du Fond Gabon. Ce processus passe généralement par l’achat systématique des publications et parfois des donations que font certains écrivains pour permettre leur vulgarisation. Si les œuvres ne sont plus éditées ou introuvables sur le marché, le C.C.F fait des photocopies, des exemplaires que les particuliers leurs fournissent, avec l’accord des auteurs. Toutes les œuvres littéraires sont admises sans distinction de thèmes ni de sujets.
RAPPORTS ECRIVAINS GABONAIS / CENTRE CULTUREL FRANÇAIS
En dehors de l’exposition des œuvres littéraires gabonaises à la médiathèque, le C.C.F fait la diffusion de ces œuvres dans la revue de presse culturelle qui paraît mensuellement. Si l’écrivain sollicite par exemple la salle de conférences pour le lancement de l’œuvre, elle le lui est généralement accordée. Mais, le C.C.F n’envoie pas de représentant à la présentation de nouvelles parutions qui se font ailleurs qu’au C.C.F.
En outre, les rapports entre écrivains gabonais et le C.C.F se limitent dans le cadre de l’animation culturelle. Le C.C.F, précisément en partenariat avec l’Union Gabonaise des Enseignants de Cultures Francophones (UGECF), organise régulièrement dans le cadre de leurs activités annuelles des conférences sur les œuvres littéraires tant gabonaises qu’internationales.
LA PLACE DE LA LITTERATURE GABONAISE AU C.C.F
Lors de notre entretien avec Mme LABERI, chargée des affaires culturelles du C.C.F, à la question de savoir :
- « Quelle place occupe la littérature gabonaise par rapport à celle des autres pays africains francophones au sein du C.C.F ? », elle fut d’abord étonnée avant de nous répondre en ces termes :
« Nous n’y avons jamais songé. Le C.C.F ne s’intéresse pas à un pays en particulier même si nous y sommes implantés. »
En d’autres termes, le C.C.F ne fait pas de discrimination sur le traitement des documents relatifs à tel ou tel domaine du savoir ou par rapport au pays. Cependant, la grande majorité des œuvres littéraires gabonaises sont exclues du prêt par souci de conservation et de préservation. « Car, elles coûtent très chères », nous dit-on. Elles sont consultables sur place sous le regard des médiatécaires.
LES ŒUVRES LITTERAIRES GABONAISES LES PLUS SOLLICITEES AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS
Compte tenu de l’inscription des œuvres littéraires gabonaises aux programmes scolaires et académiques, elles sont de plus en plus sollicitées. En effet, cette sollicitation dépend des années, des niveaux d’études, des demandes des enseignants à leurs élèves ou à leurs étudiants, mais aussi des travaux de recherche des étudiants en troisième et quatrième années d’université.
Cependant, le C.C.F remarque une demande sans cesse croissante pour les œuvres telles Au bout du silence de Laurent Owondo et La mouche et la glu de Maurice OKOUMBA-NKOGHE. Hormis ces deux œuvres qui sont obligatoires dans les programmes scolaires et universitaires, il apparaît d’autres telles L’Enfant des masques de Ludovic EMANE OBIANG, Parole de vivant de MOUSSIROU MOUYAMA et Fureurs et cris de femme d’Angèle RAWIRI qui sont généralement sollicitées par les étudiants pour des besoins de recherche.
II°) LA FONDATION RAPONDA WALKER
Source d’informations : M. Jean DIVASSA NYAMA , Secrétaire honoraire de la Fondation Raponda WALKER
La Fondation Raponda WALKER fut créée en 1993 par un groupe d’enseignants, de chercheurs et d’hommes d’église dans l’optique de rendre pérenne l’œuvre de Mgr André Raponda WALKER. A cette idée fondamentale pour la mise sur pied de cette fondation, s’est ajouté le dessein de promouvoir la culture gabonaise tout entière.
Dans cette promotion de la culture gabonaise opérée par la Fondation Raponda WALKER, la littérature, en particulier la littérature gabonaise, occupe une place de prédilection.
A cet égard, la Fondation Raponda WALKER, procède à l’édition, à la diffusion puis à la promotion des auteurs gabonais. Depuis déjà sa création, la fondation s’est chargée d’exhumer la grande richesse littéraire laissée par André Raponda WALKER et de la vulgariser vers le grand public. C’est ainsi qu’on a pu, grâce aux travaux des membres de la fondation, avoir des contes, des proverbes, les rites et les croyances du Gabon, tels que présentés par André Raponda WALKER.
Hormis les publications des œuvres de Mgr André Raponda WALKER, la fondation a pu produire à ce jour des œuvres qui font leur bonhomme de chemin sur l’échiquier littéraire gabonais. On note dans le cadre romanesque, Tous les chemins mènent à l’Autre de Janis OTSIEMI, Jardins intimes de Hervé ONA NDONG. Sur le plan poétique, la fondation a publié les poèmes Vitriol Bantu de… Les larmes sur la route de l’Eké de Gustave BONGO, Passage de NDOUNA DEPENAUD.
Le genre épique n’est pas en reste dans la vague de publication faite par les écrivains gabonais aux éditions Raponda WALKER. Dès lors, on a L’Epopée Nzébi de Maurice OKOUMBA-NKOGHE et Mumbwanga de Jérôme KWENZI MIKALA
A partir de là, le constat présente une maison d’édition qui a des collections par thème ou par discipline traitée. On peut alors avoir la collection roman, la collection essai, la collection tradition, etc.
Pour permettre une connaissance parfaite et approfondie de cette littérature, la Fondation Raponda WALKER procède régulièrement à des expositions-ventes pendant la semaine culturelle qu’elle organise annuellement. En outre, elle fait des émissions radio et télévisées afin de promouvoir cette littérature à un large public.
Les Editions et la Fondation Raponda WALKER ont une bibliothèque à la disposition des élèves, des étudiants et des chercheurs désireux de saisir les valeurs de cette littérature.
Toutefois, notons que la fondation intègre aussi les littératures de toutes les autres aires géographiques. Car comme le dit Jean Divassa Nyama : « Il faut s’ouvrir au monde. Les auteurs et les éditeurs gabonais doivent sortir de leurs ornières. » C’est à ce titre que la fondation publie les textes des expatriés. On a ainsi L’Avion du blanc de Jean Claude BRYERE.
Outre les travaux ou publications purement littéraires, la fondation publie également des revues scientifiques spécialisées. On peut distinguer, entre autres, la revue du département de philosophie de l’université Omar Bongo intitulée Exchorésis. En plus de cette revue, on a la publication du chercheur Nicolas METEGUE N’NAH qui est intitulée Principes de l’oralistique, Méthodologie des sources orales.
D’autre part, la Fondation Raponda WALKER entretient d’excellents rapports avec toute l’institution littéraire au Gabon. Car pendant par exemple les colloques et conférences, la fondation invite souvent des auteurs pour prester sur la littérature gabonaise.
Aussi, l’U.D.E.G (Union Des Ecrivains Gabonais) et la Fondation Raponda WALKER sont deux partenaires de grande importance. Puisqu’ils sont en perpétuel commerce dans la promotion de la littérature gabonaise.
La Fondation Raponda WALKER a également des rapports non moins négligeables avec le LUTO (Laboratoire Universitaire de la Tradition Orale.) Il en découle que la fondation expose souvent les œuvres gabonaises pendant les séminaires ou colloques qu’elle organise.
Enfin de compte, la Fondation Raponda WALKER est une institution qui œuvre avantageusement pour la promotion de la culture gabonaise et par delà les écrivains gabonais.
III°) LA FACULTE DE LETTRES ET DE SCIENCES HUMAINES DE L’UNIVERSITE OMAR BONGO
Au sein de l’Université Omar Bongo, nous avons rencontré les spécialistes de la question de la littérature qui interviennent dans les départements de littératures africaines et de lettres modernes. Aussi, avons-nous consulté les centre de recherche tels : l’I.R.H.S., le C.E.L.I.G., le CREDUF.
1°) L’ l’Institut de Recherche en Sciences Humaines (I.R.S.H.)
Source d’informations :le directeur adjoint de l’Institut de Recherche en Sciences Humaines.
En tant que centre de recherche en science humaine, le domaine d’action de cette institution laisse voir qu’elle s’occupe de plusieurs disciplines à la fois. A ce niveau, on constate déjà que le centre ne traite pas spécifiquement de la littérature, encore moins de la littérature gabonaise.
Cependant, les travaux ayant trait à la littérature l’englobe dans son ensemble. C’est ce qui fait que dans cet ensemble, une place est néanmoins accordée à la littérature gabonaise. Toutefois, seuls deux spécialistes planchent sur les questions de littérature africaine au sein de cette institution. Il s’agit en effet de Géorice Berthin MADEBE et de Ludovic EMANE OBIANG. Ces deux chercheurs se regroupent au sein d’un département d’Anthropologie, Psychologie, philosophie et Sciences du langage. (A.P.P.L.S.).
Au titre des activités, il ressort que c’est au cours d’un séminaire sur la littérature africaine en 2003, que Ludovic OBIANG invitait les spécialistes des questions de la littérature africaine, à prendre conscience et à plancher de plus en plus sur la littérature africaine et gabonaise en particulier.
En 2004, un autre séminaire portant sur le « le patrimoine culturel immatériel » a permis de connaître les réalités et les spécificités de la littérature africaine et gabonaise dans la mesure où celle-ci s’insert dans le vaste champs de cette littérature africaine.
A ces deux séminaires, il faut adjoindre celui portant sur « l’écriture de l’ identité et narration de la modernité dans la littérature africaine », animé cette fois par Géorice B. MADEBE. Au cours de ce séminaire, le séminariste tentait de donner une piste de réflexion afin d’aboutir à une véritable identification de la littérature africaine à partir de l’écriture. Il s’agissait aussi pour lui de rechercher la mise sur pied d’un cadre beaucoup plus propice pour favoriser l’appréhension des enjeux de la narration et de la modernité dans cette littérature.
Aussi, retiendrons-nous que pendant ces séminaires, les écrivains gabonais sont invités à participer afin de promouvoir un tant soit peu cette littérature gabonaise pas très connue hors de ses frontières.
En tant que centre de recherche, l’IRSH, produit des œuvres ou des articles critiques sur la littérature gabonaise. Elle favorise ainsi la présentation des œuvres au grand public et la diffusion de cette littérature.
Au titre des projets, L’IRSH entend avec le concours de M. Ludovic E.OBIANG, approfondir le séminaire sur « Le patrimoine culturel oral et immatériel » A cet effet, il s’agira pour lui de mettre en évidence l’importance et la place de la culture orale dans la société africaine et particulièrement au Gabon.
Toutefois, notons que les spécialistes africains et gabonais tenteront de lire la littérature gabonaise pour y extraire ses traditions et ses cultures. Ils tenteront, aux dires du directeur adjoint de l’institution, de d’identifier et de valoriser la culture gabonaise dans les œuvres littéraires gabonaises et africaines. Pendant ce séminaire, ils feront l’inventaire des cultures traditionnelles et orales de notre environnement. Ce sera l’occasion de montrer par exemple que l’Olende ou le Mvet sont des chefs d’œuvres de la littérature gabonaise.
Autrement dit, ce séminaire sera le cadre approprié pour mettre en exergue la thématique de « La tradition et la modernité »dans la culture gabonaise et particulier dans le domaine de la littérature.
Au terme de notre entretien, il en résulte que la littérature gabonaise, n’étant pas le principal cheval de bataille de l’IRSH, retient néanmoins l’attention. Car, même si le directeur n’a pu nous nommer des travaux fait sur la littérature gabonaise au sein de cette institution, il n’en demeure pas moins que les chercheurs s’y intéressent et participent de fait à sa vulgarisation.
2°) Le Centre d’Etude en Littérature Gabonaise (C.E.L.I.G.)
Source d’informations : M. Héméry-Hervais SIMA EYI, Directeur du C.E.L.I.G.
Le lundi 09 mai 2005, le directeur du Centre d’Etudes en Littérature Gabonaise (CELIG), monsieur Hemery- Hervais SIMA EYI a accordé un entretien à quelques étudiants de 3è année de Littératures Africaines dans la salle même de l’institution dont il a la charge. Au cours de cet entretien, les discussions ont porté essentiellement sur le fonctionnement du CELIG et sur la littérature gabonaise.
En substance, il ressort que le CELIG se propose de combler un vide constaté jusque-là dans le domaine littéraire au Gabon. En effet, « il n’y avait pas un regard sur cette littérature ». Ainsi le CELIG s’emploie t-il à analyser la littérature gabonaise depuis ses mécanismes de production jusqu’à sa réception, et ce, dans l’optique de la rendre visible aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Avant, seuls les travaux de recherche des étudiants faisaient vivre la littérature gabonaise. De ce fait, le CELIG ambitionne relever le défit en portant un regard sur la vie littéraire au Gabon, pour voir ce qui fait sa spécificité. Comme on peut donc le constater, le CELIG se veut être un laboratoire de recherche sur la littérature gabonaise. Il a ses axes bien définis.
Mais dans son fonctionnement, le CELIG se trouve confronté à bon nombre de difficultés . En effet, le CELIG fonctionne de façon autonome, en ce sens qu’il ne bénéficie d’aucune subvention de la part de l’Etat. Cela entraîne son directeur à puiser dans ses fonds personnels pour faire vivre la structure. Etant donné que ce n’est pas l’argent qui fait la recherche, le CELIG bénéficie tout de même du soutien moral des particuliers qui apprécient le travail : les étudiants, les enseignants, les écrivains, etc. Certes, il n’y a pas de véritables rapports avec les écrivains, mais le CELIG les sollicite souvent et reçoit des dons de leur part. le CELIG ne travaille donc pas avec les écrivains (il n’y a pas de partenariat), mais leurs œuvres constituent sa matière première.
Pour mener à bien son action, le CELIG pose des actes ponctuels. Aussi est-il obligé de travailler en collaboration avec l’UDEG qui fait la promotion de la littérature gabonaise, et avec d’autres structures telles que l’ENS, les départements de Littératures africaines et de Lettres modernes, etc. C’est ainsi que sont organisés des ateliers, des séminaires, des récitals poétiques, des caravanes littéraires dans l’optique de promouvoir la littérature gabonaise. Hormis le travail de recherche, il y’a aussi un travail d’inventaire que le CELIG fait en collaboration avec l’UDEG.
Il sied de souligner que le CELIG n’entretient pas moins des rapports avec d’autres institutions telles que le C.C.F, qui lui procure certaines œuvres, l’IRSH, le BRAC, etc.
Du reste, le CELIG offre les matériaux, un fond de recherches aux étudiants dans le cadre de leur travaux de recherche de rapport de licence et de mémoire de maîtrise.
A ce jour, le directoire du CELIG se compose comme suit :
Ø Directeur : M. Hemery-Hervais SIMA EYI, P.H.D, Assistant.
Ø Directeur adjoint : M. Jean Léonard GUEMA ONDO, DR. N.R, Assistant.
Ø Secrétaire administratif et financier : M.Lucien DITOUGOU, DR. N.R Assistant.
Ø Secrétaire administratif et financier adjoint : M. Didier TABA ODOUNGA, DR N.R, Assistant.
Par ailleurs, à l’issue d’une réunion tenue le 10 janvier 2004 portant sur la mise en place du directoire du CELIG, l’assemblée a sollicité et obtenu la couverture scientifique de M. Pierre MONSARD, Maître Assistant, dans le soucis de se conformer aux textes régissant les laboratoires et centres de recherche rattachés à l’Université Omar BONGO.
S’ agissant de la littérature gabonaise proprement dite, M. Hemery-Hervais SIMA EYI n’a pas hésité de dire : « elle se porte très bien de nos jours ». En effet, si l’on tient compte de l’édition qui est de plus en plus remarquée et remarquable, des prix littéraires, de la qualité et de la quantité des productions récentes ou de l’institution littéraire elle-même, on peut, sans risque de se tromper, affirmer que la littérature gabonaise a pris son envol et s’est engagée sur la bonne voie, même si beaucoup de choses restent encore à faire. Aujourd’hui la littérature gabonaise a déjà ses exégètes ( M.Bigmann AMBOURHOUET, Laurent OWONDO, Mme Honorine NGOU, …cf. la revue Notre Librairie n°105 consacrée à la littérature gabonaise) ; elle a aussi ses critiques qui non seulement la défendent mais la dénoncent également ( M. Fortunat OBIANG, M. Nicolas MBA ZUE…cf. la revue Notre Librairie n°105). M. MOUSSIROU MOUYAMA par exemple, déclare dans la revue Les Annales de l’Université Omar BONGO n°7 « la littérature gabonaise n’a pas l’épaisseur de sa forêt ». D’autres critiques ont produit des travaux sur la littérature gabonaise, à savoir Sylvère BONDO MBARI, Junior OTEMBE. Notons aussi que Papa SAMBA DIOP a fait une analyse fort intéressante sur la littérature gabonaise dans la revue Notre Librairie n°150, c’est dire que la littérature gabonaise commence à faire son petit bonhomme de chemin aussi bien au Gabon qu’à l’extérieur.
Une étude révèle que l’auteur le plus sollicité est Maurice OKOUMBA-NKOGHE avec son œuvre magistrale La Mouche et la glu , suivie de La Courbe du soleil. Viennent ensuite Justine MINTSA avec Histoire d’Awu, Janis OTSIEMI avec Tous les chemins mènent à l’Autre, BESSORA avec 53 cm, Armel NGUIMBI avec Le Bourbier, etc.
3°) les départements de littératures africaines et lettres modernes.
Dès l’approche des deux Chefs de départements sus-mentionnés, à savoir M.Pierre MONSARD et M. OKOUMBA-NKOGHE, il nous a été formellement demander de nous rapprocher des enseignants de littératures africaines et de lettres modernes (M. Fortunat OBIANG, Bernard EKOME, Didier TABA, …). Car ce sont eux qui s’occupent aussi des questions de la littérature gabonaise.
Ainsi, il en ressort de notre rencontre avec ces enseignants que la littérature gabonaise se porte comme un charme. Puisque le nombre d’étudiants inscrit en licence, littérature gabonaise est en perpétuelle croissance. Ce qui revient à dire pour eux que cette littérature est en bonne voie pour sa promotion et sa vulgarisation.
En effet, disent-ils, la littérature gabonaise gagnerait plus dans la mesure où les travaux de recherche des étudiants contribuent à mieux la faire connaître à partir des travaux scientifiques.
En outre, les œuvres gabonaises au programme de la première en quatrième années des deux départements montrent une nette amélioration de la situation de la littérature gabonaise. On note alors qu’entre autres les œuvres gabonaises étudiées, la plus prisée reste La mouche et la glu de OKOUMBA-NKOGHE. Cependant, les autres telles La courbe du soleil, l’Histoire d’Awu de Justine MINTSA, Les matitis de Freddy NDONG MBENG, Fureurs et cris de femmes d’Angèle RAWIRI, L’enfant des masques de Ludovic EMANE OBIANG, pour ne citer que celles-là, reviennent de plus en plus dans les travaux de rapports de licence et de mémoires de maîtrise.
AU delà de cette réception de la littérature gabonaise au sein des deux départements, les enseignants participent eux aussi à la promotion de cette littérature. C’est ainsi que M. Hervais-H. SIMA EYI a créé le CELIG pour pouvoir justement vulgariser cette littérature. D’autre part, les enseignants organisent souvent des conférences dont les thèmes sont issus de la littérature gabonaise. A ce niveau, ils nous citent comme exemple la conférence de Jean-Léonard NGUEMA sur le thème du « pouvoir politique dans le roman gabonais ». De même, on note dans ce sillage des travaux des enseignants sur la littérature gabonaise. Ainsi, on a ce travail de M. Fortunat OBIANG intitulé « Poétique et tactique d’écriture sécuritaire dans la littérature gabonaise : le cas de MOUSSIROU MOUYAMA » .
Hormis ces conférences et ces séminaires tels celui de monsieur SIMA EYI sur la littérature et la société au Gabon, les enseignants invitant parfois les écrivains gabonais à venir échanger avec les étudiants et partager les vertus de cette littérature que d’aucuns estiment encore jeune. Et c’est à juste titre que l’exemple de monsieur SIMA EYI est brandi. Car c’est lui qui, pour la majorité des cas, invite les auteurs gabonais à venir parler de cette littérature au sein de l’Université. En 2003-2004, il a invité les auteurs Jean DIVASSA NYAMA et Hervé ONA NDONG au sein de l’académie pour parler de leurs œuvres et par delà de la littérature gabonaise.
A partir de là, le constat montre que les enseignants entretiennent des rapports bon enfant avec les écrivains. En même temps, ils constituent un maillons dans le vaste champs des promoteurs de cette littérature qui est appelée à grandir et à conquérir d’autres sphères.
4°) Le Centre de Recherche et d’Etudes sur la Diffusion Universitaire (C.R.E.D.U.F.)
Source d’informations : Fortunat OBIANG, directeur du C.R.E.D.U.F.
A la question de savoir ce qu’est le C.R.E.D.U.F., le directeur de cette institution a signifié qu’il s’agit du Centre de Recherches et d’Etudes sur la Diffusion universitaire de la Francophonie. Son objectif est d’étudier, de voir le fonctionnement général des littératures de l’espace francophone. Le discours tenu dans le cadre de cette institution reste beaucoup plus critique. A partir de là, il découle que la littérature gabonaise fait partie des littératures de l’espace francophone. C’est donc dire qu’elle reçoit le même traitement que toute autre. Cependant, en 1996, lors du colloque organisé à l’Ecole Normale Supérieure, une place fut accordée à la littérature gabonaise et quelques auteurs, comme MOUSSIROU MOUYAMA avec Parole de vivant, furent étudiés. C’est dans cette optique que le directeur du CREDUF entend très prochainement publier une œuvre qui va s’intituler Lecture de la modernité dans la littérature gabonaise.
Compte tenu de l’indisponibilité du directeur de cette institution, l’entretien n’aura duré que cinq minutes. Cependant les quelques informations recueillies montrent la place prépondérante de cette institution dans le traitement des littératures francophones en général, et de la littérature gabonaise en particulier.
IV°) MINISTERE DE LA CULTURE
Source d’information : M. Olivier EMVO EBANG, chargé d’études au ministère de la culture.
Le Ministère de la culture est une institution chargée de gérer tous les éléments relatifs au patrimoine culturel du Gabon. A partir de cet aperçu, la littérature fait partie de ce patrimoine.
Or, pendant notre entretien, il en est ressorti que le Ministère de la culture, des arts et de l’éducation populaire du Gabon n’avait pas de direction chargée de la diffusion et de la promotion du livre et par de-là la littérature gabonaise. Il n’y a pas à proprement parler un service spécifique destiné à la promotion et à la diffusion de la littérature gabonaise.
Toutefois, le ministère de la culture vient en appui aux éditeurs, aux auteurs, aux artistes dans son ensemble pour la réalisation de leurs œuvres. Au sein du ministère, on distingue trois directions qui viennent effectivement en aide aux artistes (plasticiens, sculpteurs, écrivains…)
Il s’agit de :
Ø La direction du théâtre national
Ø La direction de l’éducation artistique
Ø La direction du conservatoire et du patrimoine culturel
La direction du théâtre nous intéresse ici parce qu’elle a mis sur pied une politique nationale du théâtre. Cette politique entend, aux dires de notre interlocuteur, permettre la création des troupes théâtrales, initier les jeunes à ce genre littéraire, mais surtout émuler les dramaturges gabonais à produire des pièces pouvant être jouées par la jeune génération d’acteurs en formation.
En outre, cette direction, avec l’aval de la direction nationale de la culture du ministère, a mis sur pied un festival national du théâtre scolaire afin de promouvoir le genre dramatique en tant que tel, mais aussi de familiariser le public avec les textes de Vincent de Paul NYONDA ou de Ludovic OBIANG pour ne citer que ceux-là.
Concernant les relations entre le ministère et les écrivains gabonais, il ressort que le ministère, en tant que l’Etat, n’est qu’un facilitateur. Il crée les meilleures conditions d’éclosion des artistes aussi bien dans leurs pays qu’à l’étranger. C’est ainsi, par exemple, que le ministère le ministère facilite l’acquisition des visas pour les écrivains afin de leur donner la possibilité d’aller défendre la littérature gabonaise à l’étranger.
Bien que le ministère de la culture ne dispose pas d’un département traitant uniquement de la littérature gabonaise, il n’en demeure pas moins, selon les propos de notre interlocuteur, qu’il met en place des mécanismes pour aider les écrivains à promouvoir cette littérature.
Dès lors, avec la collaboration de l’A.I.F., le ministère a installé dans la grande majorité des provinces, des Centres Littéraires et d’Animation Culturelle (CLAC). A travers ces centres, on procède à la diffusion et à la promotion du livre gabonais dans la mesure où ils disposent des bibliothèques. Aussi, par le biais des séminaires, des conférences, des colloques, ces centres invitent généralement les auteurs gabonais à y prendre part et à parler de leurs œuvres ou à traiter des thèmes ayant trait à cette littérature.
En tant que facilitateur et grâce aux rapports privilégiés qu’il entretient avec les institutions littéraires, le ministère de la culture peut aider un écrivain dans le processus de publication de son œuvre.
L’Union Des Ecrivains Gabonais (UDEG) reste un partenaire clé du ministère de la culture. En effet, l’institution des écrivains qui, malgré l’inexistence d’une véritable politique de diffusion et de promotion de la littérature gabonaise, essaie de la promouvoir à travers les caravanes littéraires, les conférences, les récitals poétiques, etc.
Au demeurant, il convient de noter néanmoins que l’Agence Nationale de la Promotion et d’Animation Culturelle (ANPAC) est l’institution sensé faire large diffusion des activités littéraires au Gabon. A cet effet, elle a le devoir de faire régulièrement des conférences, des séminaires, des colloques, des expositions, des biennales…sur la littérature gabonaise pour contribuer à son décloisonnement, pour qu’elle soit connue par le plus grand nombre.
Cependant, le ministère de la culture envisage dans un proche avenir de créer une direction générale du livre. Celle-ci aura pour rôle la promotion de la littérature gabonaise et l’identification des jeunes talents à partir des initiations à la lecture et à l’écriture.
V°) Bureau Régional de la francophonie pour l’Afrique central (B.R.A.C.)
Dès notre première sortie dans cette institution, L’attaché de direction nous avait signifié que le BRAC ne s’occupait pas spécifiquement d’une littérature. Mais qu’il oeuvrait pour la promotion et la diffusion du livre francophone. Et la littérature gabonaise s’insère dans cette zone géographique. Ce qui fait qu’au niveau de la bibliothèque, il y a les œuvres de la littérature gabonaise et parfois des séminaires sur la littérature gabonaise.
En outre, elle nous a envoyés chez la secrétaire particulière du Directeur, qui était sensée traduire notre demande au directeur, qui, à son tour, devait nous déléguer quelqu’un pour répondre à nos préoccupations. Malheureusement, après moult tractations, notre dossier a été classé sans suite.
C’est ce qui nous a limité dans ce travail. Car l’information que nous avons reçu reste subsidiaire et nous donne pas satisfaction.
CONCLUSION
AU terme de ce travail, il ressort un seul invariant. C’est que toutes les institutions que nous avons visitées semblent oeuvrer pour l’éclosion et la pérennisation de la littérature gabonaise .
Ainsi d’une manière ou d’une autre, elles ont l’ambition de faire connaître la littérature gabonaise et par delà, lui faire sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve.
Travail dirigé par Désiré-Clitandre DZONTEU,Vice Président du CRELAF,Chargé d'études et des Parténariats.
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La métadiscursivité et la littérature africaine écrite.
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Lire la littérature africaine d’aujourd’hui, singulièrement celle écrite par Kourouma, Moussirou Mouyama ou Sony Labou Tansi relève parfois d’une véritable gymnastique. La tendance traditionnelle à raconter une histoire avec une structure linéaire et des mots précis, facilement audible décrépite en faveur d’une littérature qui joue, jongle ou voile les mots. Chez Moussirou Mouyama, le message est constamment brouillé avec en prime une profusion de formes poétiques et des distorsions des structures du récit. Chez Ahmadou Kourouma, en l’occurrence dans Allah n’est pas oblige, il apparaît des « mots sous les mots », le discours sous le discours, le langage sous le langage.
A n’en point douter, il apparaît finalement chez ces auteurs, dans la stratégie narrative qui oriente leur production romanesque soit une volonté de dissimulation, soit un dessein hardi de dire plus qu’il n’en faut. A cet égard, se dénote une sorte de « surécriture » qui de toute évidence traduit une métadiscursivité. Pour comprendre Parole de vivant, il faudrait recourir à une double lecture du texte.
Au regard de cette donne, cette nouvelle littérature africaine utilise la langue française ou encore se l’approprie pour traduire son message, mais aussi et surtout, c’est dans le souci de pouvoir créer une spécificité de la littérature africaine à travers ce méta discours. Car, en plus de l’africanisation de la langue française dont le chantre incontestable reste Ahmadou KOUROUMA, il y a de plus en plus la tendance à la « vernacularisation » de cette langue.
Dès lors, à travers la question de la métadiscursivité ces écrivains désirent rendre possible la communication sans faire de concession lorsqu’ils s’adressent à un public linguistiquement et culturellement hétérogène. Autrement dit, ce discours multiple qui se dégage aux travers des mots exprime en filigrane l’incapacité de la langue française à penser, à voir et à dire notre monde. Il y a lieu de penser ici que ces écrivains envisagent à travers ce style africanisé de démontrer la faillite du sens et de la raison dans le monde occidental. En effet, la littérature africaine depuis la période du désenchantement telle énoncée par Jacques CHEVRIER à partir de la lecture de Les soleils des indépendances d’Ahmadou KOUROUMA ou du Devoir de violence de Yambo OUOLOGUEM, a opéré de véritables transformations tant sur le plan formel que sur celui du contenu. De cet aperçu, la recherche d’un langage poétique, aseptisé, débarrassé de tout présupposé idéologique s’arrimant à la langue d’empreint (le français), devient l’apanage de la majorité des écrivains du continent.
A ce niveau, il est évident que les œuvres d’un KOUROUMA ou d’un Sony LABOU TANSY sont susceptibles de nous traduire une identité littéraire africaine.
Derrière le précédé de métadiscours qu’utilisent ces auteurs africains, se cache un besoin de sécurité. Le principe de la métadiscursivité étant de dire plusieurs choses à la fois, on peut de toute évidence croire que le dessein de ces auteurs d’ « ipunuiser »ou de « malinkiser » le français n’est pas fortuit.
Inscrivant nos auteurs dans le sillage des écrivains anticonformistes par rapport à la langue française, leur écriture traduit avant tout le rapport que l'écrivain entretient avec la société. Le langage littéraire est en effet transformé par sa destination sociale et ses rapports avec l'histoire. A cet égard, le constat est que l’œuvre de Kourouma et de Mouyama pour ne citer que ceux-là ouvertes, sont plurivoques. Elles sont plurivoques en ce sens qu’elles autorisent plusieurs interprétations.
En partant des énoncés des théoriciens de la littérature tels Todorov, Greimas, Genette et autre Barthes, nous pouvons voir que ce traitement accordé par ces écrivains à la langue française exhume les divergences qui s’enracinent dans les différences linguistiques et les messages qui se dégagent de ces textes définissent déjà une certaine particularité de la littérature africaine qui n’est traduisible que par ce langage « malinkisé ,ipunuisé », en un mot africanisé.
Mais au delà de ces textes, c’est tout un débat qui ne fait que se prolonger sur la spécificité de la langue de la littérature africaine. C’est donc une question majeure que de faire une lecture narratologique des textes de la littérature africaine écrite, qui, en réalité mérite toute l’attention de la classe littéraire africaine. Car, la question de la spécificité de la littérature africaine dans son ensemble est récurrente et la réponse tarde à arriver. Et à ce qui nous paraît la métadiscursivité est peut-être porteuse de cette spécificité.
Désiré clitandre Dzonteu
3ième année littératures africaines écrites(Université OMAR BONGO DE LIBREVILLE-GABON).
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Lecture bakhtino-freudienne de la métaphore de la hernie dans L'Etat honteux de Sony Labou Tansi
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Par Guy Wilfried IDIATHA, 3ème Année Littératures Africaines, UOB,Coordinateur du Cercle de Reflexion des étudiants en Littératures Africaines
L’ouvrage de Sony Labou Tansi, L’Etat honteux(1) évoque de bout en bout, de façon grossière, vulgaire et ostentatoire, les éléments ayant trait aux parties génitales, au bas-ventre dont « la hernie ».Cette hernie n’est pas forcément toujours à considérer au premier degré, comme on pourrait de prime abord le faire, car à la lumière de l’ouvrage de l’écrivain congolais la hernie est marquée d’une charge symbolique ou significative indéniable.
En considération de cela, il nous revient donc de décliner les différentes significations que revêt la hernie. Autrement dit, quelle est la symbolique de la hernie relevée dans le texte de Labou Tansi ? Quelles en sont les significations? Pourquoi cette récurrence des parties basses du corps humain ?
Lorsque l’on évoque la hernie, on pense d’abord à la maladie, à cette pathologie à laquelle les hommes pour la plupart sont affectés et qui se caractérise majoritairement par une forme de grossissement, un gonflement au niveau des testicules.
En effet, dans L’Etat honteux, la hernie qu’évoque Sony Labou Tansi se perçoit également sous cet angle. Martillimi Lopès, fils de Maman national et homme de pouvoir est atteint depuis sa naissance par une maladie qui le fait souffrir :La hernie. « Ce bourgeon honteux que la nature (lui) a mis dans les cuisses », comme on le lit dans les entrepages du roman est une pathologie lourde de « 7 kgs »(2) et qui dégage une « odeur amère »(3) qu’il soigne en prenant « un bain plein d’aubergines, de piment, de racines et de feuilles (…) parce qu’il paraît que ça soigne les hernies( )».
Le héros laboutansien est donc un malade, mais malheureusement la hernie ici, n’est pas qu’une simple maladie.
La hernie dans L’Etat honteux désigne également le sexe car la première constatation que nous faisons, c’est la récurrence dans l’ouvrage des éléments célébrant, selon le mot de Mikhaïl Bakhtine, « le bas-matériel et humain ».Celui-ci se laisse évidemment lire à travers la métaphore de la hernie parce que la hernie en réalité est une métonymie de l’acte sexuel, de l’organe sexuel.
Jacques Chévrier dans son article « Pouvoir, sexualité et subversion dans les littératures du Sud (4)» pense que dans L’Etat honteux « tout est mis en œuvre pour favoriser l’érection permanente des citoyens, à commencer par la nationalisation des bordels et la création de trois ministères ad hoc, le Ministère des Braguettes , le Ministère des Testicules et enfin le Ministère de la Pornographie(…)Posséder ou être possédé, au sens sexuel du terme, telle semble donc être la seule alternative de cet univers délirant réduit au seul branle corps pénétrant/corps pénétré, dont Mon Colonel Martillimi Lopès constitue l’incarnation la plus parfaite ». C’est ainsi que l’écrivain écrit à propos de Martillimi Lopès : « Il ajuste sa musette et va dans la direction de Yambi-city où j’ai construit une villa à ma petite française blanche qui, dans les affaires de ma hernie est entrain de valoir deux vraies noires(5). » Ce que nomme le personnage du roman de Labou Tansi « les affaires de ma hernie » n’est rien d’autre que le sexe, l’acte sexuel ; son appétit effréné de la bonne chair. D’ailleurs tout au long de l’ouvrage, Sa hernie Martillimi Lopès ne se passe pas de gésir avec les femmes qu’il désire.
La hernie laboutansienne est également l’expression dans son ouvrage, de l’exercice du pouvoir ou du règne. En fait, ce point ne se départit pas du précédent ; car, pouvoir et sexualité dans L’Etat honteux vont ensemble.
Selon Boniface Mongo Mboussa dans son article « Deux approches de la sexualité dans le roman congolais :Henri Lopès et Sony Labou Tansi(5) », « la sexualité se confond dans L’Etat honteux avec le pouvoir et devient ainsi le thème central du roman. Cette confusion sexualité/pouvoir est perceptible à travers le sens polysémique que donne Sony Labou Tansi au mot « hernie» Ce support ,ajoute l’auteur de l’article, a déjà été souligné par la critique.
C’est dans le même sens que le narrateur de L’Etat honteux dit : « Le premier droit de l’homme c’est sa hernie, parce que, mesdames et messieurs, c’est une honte mais c’est la vérité, ce n’est pas pour rigoler que mon emblème c’est la braguette, croyez-moi sur parole ;c’est la hernie qui fait l’homme et ne tombez pas dans le piège :Quand le Blanc parle de l’homme c’est sa hernie qu’il regarde, ne vous y trompez donc pas.Votre pouvoir de merde que je viens de prendre, regardez comme il est cousu de roupettes(6) (…)la roupette est un ustensile de politique(7). » En d’autres termes le pouvoir et le sexe, l’acte sexuel vont ensemble dans l’assise de tout pouvoir.
En outre, Mon Colonel Martillimi Lopès appuie ses décisions politiques en joignant très souvent le mot « hernie » : « C’est la décision de ma hernie(8) ».
Sony Labou tansi dans son roman utilise ou se sert du mot « hernie » pour créer des expressions sur la base d’autres expressions. Ainsi, avons-nous : « A quelque chose ma hernie est bonne(9)» qui semble avoir été construit sur la base d’un adage bien connu « : « A quelque chose malheur est bon ».De même, nous avons encore : « on ne peut pas courir après deux hernies à la fois(10) », nous connaissons tous cet adage qui dit : « on ne court pas après deux lièvres à la fois » ; une autre encore :« vendre la peau de ma hernie avant de l’avoir tuée(11) » de qui nous connaissons « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée. ». A la page 39 du roman de Sony Labou Tansi, nous lisons : « Qui se sert de sa hernie périra par sa hernie » qui est une parodie de la parole christique : « qui a tué par l’épée mourra par l’épée(12) » ; l’autre parodie du fils de Dieu est celle que nous retrouvons à la page 75 : « Ceci est mon corps ceci est ma hernie prends et mange(12) » d’où on tire, « ceci est mon corps ceci est mon sang prenez, mangez et buvez. »
A la page 78 ,il parodie le fabuliste français Jean de Lafontaine quand il dit : « Creusez, bêchez, fouillez ne laissez nulle place où ma hernie ne passe et ne repasse(13) ».Nous connaissons tous la fable dans laquelle La fontaine fait dire au laboureur à ses enfants pour les inciter au travail : « Creusez, bêchez, fouillez ne laissez nulle place où la houe ne passe et ne repasse.(14) »…
S.L.Tansi parle du « revers de la hernie » comme du « revers de la médaille (15)» ; Mon Colonel Martillimi Lopès dit : « Quelle hernie t’as piqué(16) », généralement, on dit « quelle mouche t’as piqué » et « vous allez voir de quelle hernie je me chauffe(17) » ; la gastronomie n’échappe pas non plus à la symbolique de la hernie, puisqu’à la page 147, le narrateur parle du « jaune de ma hernie » au lieu de jaune de l’œuf. Dans la même perspective, Labou Tansi en évoquant la hernie semble même crée une arme de guerre : le « lance-hernies » certainement à partir du lance-flammes que nous connaissons.
La hernie désigne également le gouvernement avec qui il se réunit : « Il nous fit tous venir : le gouvernement de la hernie ».Ce gouvernement qu’il n’hésite pas à changer à la suite d’un complot : « Je vais donc remanier ma hernie(18) » et dans lequel il ne se soucie pas de nommer qui il veut, selon sa volonté : « Damanso national je te fais ministre, (…) oui, toi, ministre des Testicules, c’est laid mais on ne peut plus s’en passer, ferme les yeux et forme ton cabinet(19) ».
Outre le gouvernement , la hernie est également le pouvoir militaire sinon l’Armée : « Raondo Hugo ex-Commandant de ma hernie, etc. ».De plus, elle désigne tout le clan, la Cour de Mon Colonel Martillimi Lopès que le narrateur du présent roman désigne par les « herniés » ; c’est-à-dire ceux qui ont la hernie, mais à vrai dire tout le monde, homme comme femme a la hernie dans L’Etat honteux ; Alberto Sanamatouff est l’un de ces herniés de la Cour du Président, il occupe le poste de membre du Bureau national des herniés, ancien Représentant de sa hernie personnelle aux Nations Unies.
La hernie c’est aussi l’expression du territoire ou du pays. D’ailleurs, la première décision que prit Mon Colonel Lopès au pouvoir, ce fut d’établir de nouvelles frontières au pays en rendant carré la « patrie », « c’est la décision de ma hernie(20) », dit-il ; parce que « nous ne pouvons quand même pas vivre dans un entonnoir tracé par les colons. (21)»
En outre, quand Lopès évoque le territoire, il dit avec précision à la page 46 : « Sept cents kilomètres au nord de ma hernie » ou quand il parle des autres nations, c’est « les autres hernies de la terre ». Au regard donc de cela, la « hernie » est ici le pays.
Dans le pays justement de Martillimi Lopès, la peine capitale a été remplacée par la « peine de hernie ».
Tous ceux qui sont accusés de(haute) trahison envers la patrie doivent subir « la peine de hernie » ; c’est-à-dire l’émasculation qui serait mieux acceptée que la peine capitale, réservée désormais aux femmes. C’est ce qu’il laisse entendre lorsqu’il dit : « J’ai horreur du sang, j’ai horreur de la mort, donc pas de peine capitale sur toute l’étendue de la patrie, mais seulement « la peine de hernie (…)Il termine la cérémonie et la roule pour établir que la peine de mort c’est pour les femmes, ce qu’il faut aux hommes c’est la peine de ma hernie, parce que c’est leur honteuse fonction de mâle qui est à l’origine de tout, c’est leur hernie qui les pousse à vendre la peau de la nation. La peine capitale est supprimée aux hommes sur toute l’étendu de ma palilalie, je la remplace par cette peine nationale ».
A tout prendre, il faut dire que l’évocation récurrente de la hernie dans cette œuvre de Sony Labou Tansi entre tout simplement dans le cadre de ce qu’on a appelé à la fin des années 1970 dans la littérature négro-africaine, et qu’on a emprunté au critique russe Mikhaïl Bakthine, le Carnavalesque.
En effet, selon le Congolais Boniface Mongo Mboussa dans l’article que nous avons cité précédemment, « le Carnavalesque est une forme de résistance à la culture officielle de l’Eglise, il est un mode d’expression qui illustre la perspective populaire du monde.» C’est dans cet esprit que Bakthine l’analyse dans l’essai qu’il consacre à l’œuvre de François Rabelais. Pour Bakhtine, la distinction entre la culture officielle du carnaval dans la littérature où la carnavalisation reste avant tout, une critique dirigée contre le sérieux de la culture officielle. A ce titre, l’excentricité apparaît comme une catégorie importante, dans la mesure où elle permet à tout ce qui est réprimée chez l’homme de s’exprimer librement ».
Dans L’Etat honteux, elle se manifeste par la critique du langage autoritaire du pouvoir, la désacralisation du chef à travers des jurons, des travestissements, des pastiches insolents et par une importance trop accordée « au corps d’en bas », au bas matériel et humain. Effectivement, c’est ce que nous avons vu au niveau des travestissements lorsque la métaphore de la hernie est tantôt une pathologie, tantôt le sexe, le pouvoir, le territoire et parfois aussi sert à désigner Martillimi Lopès en personne sous le pseudonyme « elle(la hernie) nationale ».
Elle parlant de la hernie, Sony Labou Tansi est de façon avérée entrain de magnifier, exhumer le corps d’ « en bas » pour exprimer son angoisse par rapport à un monde où certaines valeurs(morales , notamment) se meurent.
La hernie telle qu’elle se laisse à voir dans le roman du Congolais Sony Labou Tansi, L’Etat honteux, à travers le personnage de Mon Colonel Martillimi Lopès notamment, est riche de symboles.
En effet, la hernie n ‘est en réalité qu’une métaphore ; car si elle ne désigne pas que cette maladie congénitale, on l’ a vu, elle est aussi la désignation du sexe, de l’acte sexuel, du pouvoir, du territoire, d’une sanction pénale ,d’une ré-création de vocables ou expressions, etc.
Toute cette propension aux parties intimes n’est pas anodin , elle a un lien étroit avec l’axe paradigmatique de l’auteur :Le Carnavalesque(ou roman carnavalesque ou roman du Pleurer-rire) tel que Bakhtine en posa les jalons à partir des travaux qu’il effectua sur l’œuvre de Rabelais et dont Sony Labou est avec beaucoup d’autres auteurs négro-africains depuis la fin des années 1970 l’une des figures emblématiques.
Cela étant dit et à la lumière des analyses que nous venons de faire, la hernie n’est-elle pas finalement l’expression de la vie ?
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L'institution de la littérature au Gabon.Partie I
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(TRAVAIL DE RECHERCHE SUR LES RAPPORTS ENTRE LA LITTERATURE GABONAISE ET LES INSTITUTIONS LITTERAIRES AU GABON)
SITES DE RECHERCHE :
BICIG ,
THEÂTRE NATIONAL,
ECOLE NORMALE SUPERIEURE ,
MAISONS D’EDITION , (Maison gabonaise du livre, Ndzé, Hilaire Makaya ) ,
UDEG
UNESCO.
Travail réalisé par :
Les étudiants de 3ème Année de
Littératures Africaines :
ABAGA OBIANG Isaac (Littérature gabonaise)
ALLOGHO AKUE Emmanuel (Littérature orale)
BOUCKANDOU Annie-Michèlle (Littérature africaine)
ETSELLAH Paterne (Littérature gabonaise)
EYEGUE Jean Blaise (Littérature africaine)
IBONDOU GNAMA Marlène Grâce Vénusia (Littérature gabonaise)
IDIATHA Guy Wilfried (Littérature gabonaise)
KOUMBA Laura Gaëlle (Littérature gabonaise)
MBAZOGO ONDO Grâce (Littérature africaine)
MENGUE M’OYONE Patricia (Littérature orale)
METOGHO ABA’A Alcandre (Littérature africaine)
MIHINDOU Diane Nancy (Littérature gabonaise)
MOUELLE Clovis Elie (Littérature gabonaise)
MOUNDOUNGA Gilles (Littérature africaine)
NKOGHE ONGONE Jean-Marie (Littérature africaine)
OYANE Sophie Natacha (Littérature africaine)
PREAMBULE:
Depuis bientôt trois (3) ans, le Docteur Heméry-Hervais SIMA-EYI enseignant
et directeur en outre, du Centre d’études pour la littérature gabonaise(CELIG)
anime à la faculté des lettres et des sciences humaines, notamment au sein du
département des Littératures Africaines de l’Université Omar Bongo, un
séminaire intitulé « Littérature et société au Gabon » . Ce séminaire vise à étudier, analyser la littérature gabonaise dans ses rapports apparents avec la société dans laquelle cette littérature est produite.
Pour ce faire, le Docteur SIMA-EYI a demandé à ses étudiants de voir, dans l’optique d’un colloque sur la littérature gabonaise , quelle place les institutions littéraires(maisons d’éditions, universités, centres de recherche, ministères, etc.)accordent à la littérature produite dans notre pays .
Ainsi, scindée en deux(2) groupes,l'un dirigé par Guy Wilfried IDIATHA et l'autre par Désiré Clitandre DZONTEU, la classe de licence des Littératures Africaines s’est donc penchée sur cet épineux problème.
Notre équipe s’est intéressée au groupe bancaire BICIG et son concours littéraire et artistique ; au Théâtre national ; aux maisons d’éditions entre autres, La Maison Gabonaise du Livre, Ndzé, Hilaire Makaya et les éditions du silence ; l’Union des écrivains gabonais(UDEG), l’Ecole Normale supérieure(ENS) et l’organisation des Nations unies pour l’éducation , la science et la culture(UNESCO).
Il est sans rappelé que ce travail ne fut pas une sinécure, plutôt parfois un parcours du combattant.
En effet, nous avons été confrontés à des problèmes de tout ordre. Car, certaines personnes que nous devrions rencontrer repoussaient nos rendez-vous à des calendes «gabonaises », d’autres étaient carrément absents, d’autres encore nous envoyaient carrément balader. comme dans un jeu de ping-pong. De plus, nos emplois de temps personnels faisaient que nous ne pouvions pas parfois(il faut le reconnaître) toujours honorer certaines visites à cause des devoirs et exposés, etc.
Toutefois, nous nous sommes, en dépit de tout, fait le plaisir d’accomplir la mission à laquelle nous avions été engagés. Une mission dont nous vous présentons maintenant les résultats.
I.BICIG ET SON CONCOURS LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
I.1.Historique et objectifs :
Au delà de sa mission économique, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), manifeste un intérêt particulier pour l’Art et la Littérature en encourageant depuis 1995, les artistes et écrivains débutants et confirmés à travers son concours dénommé « Concours BICIG amie des Arts et des Lettres ».
Ce concours vise à récompenser l’esprit créatif, à favoriser l’émergence des talents et à encourager l’épanouissement des artistes et écrivains. Initialement prévu pour être organisé chaque année, le concours est devenu une biennale depuis sa 4ème édition en 2000.Pour la 5ème édition en 2003, on a voulu la faire coïncider avec le trentième anniversaire de la banque.
I.2.Les primés :
Depuis, sa création, le concours qu’organise BICIG a déjà primé, dans le domaine des Lettres, près de trente (30) lauréats dans les domaines suivants :
*Catégorie « écrivains confirmés » ;
*Grand prix BICIG espoir ;
*2ème prix BICIG espoir ;
*3ème prix BICIG espoir ;
*Prix spécial du Jury.
I.3.Les récompenses :
Les récompenses du concours varient en fonction du rang occupé par le lauréat dans sa catégorie. Ainsi, on a :
*Catégorie « écrivains confirmés »,500.000 Fcfa ;
*Grand prix BICIG espoir 500.000 Fcfa ;
*2ème prix BICIG espoir 300.000 Fcfa ;
*3ème prix BICIG espoir 200.000 Fcfa ;
*Prix spécial du jury 200.000 Fcfa
I.4.Que fait-on des œuvres primées ?
En fait rien du tout. Si l’on en croit les organisateurs du concours, les œuvres primées devraient être publiées. Or, il s’avère que depuis la mise en route de « l’amie des arts et des lettres », aucune œuvre n’ait connu jusqu’ici, un sort que l’on pourrait réserver à toute œuvre de génie ; c’est-à-dire la publication vers un public plus large.
En réalité, cet état de chose n’est guère étonnante puisque dans notre pays, au delà de la bonne volonté qu’affichent les uns et les autres, à vouloir promouvoir notre culture, ceux-là pèchent encore énormément dans ce que nous pourrions appeler le « suivi » des œuvres, ce qui est bien dommage surtout quand l’on sait le merveilleux tremplin que constitue ce type de concours.
II. THEATRE NATIONAL
II.1.Historique et missions :
II.1.1.Historique :
Le théâtre gabonais sous forme d’acteurs selon les règles classiques, fait son apparition au Gabon avec les missionnaires blancs français dont on peut citer Le Révérend Père Lefebvre, Monseigneur Bessieux, etc. qui , sous forme de saynètes(feu de camp)animées par des scouts ont interprété les œuvres de Georges Courteline et de Molière vers les années 1950.
Il revêt petit à petit son propre caractère à partir de 1960, année de l’accession du Gabon à l’indépendance, d’où les premières représentations publiques des petites pièces intéressantes qui ont été données au Centre Culturel français Saint-Exupéry et au stade Révérend Père Lefebvre à Libreville.
L’intérêt porté par le public gabonais pour son théâtre , lui permit de se développer, de s’étoffer. Cet effort se trouve récompensé et les choses devinrent précises en 1965,année de la nomination du dramaturge Vincent –De-Paul Nyonda comme Ministre d’Etat Chargé des Affaires culturelles.
A la veille des premières premières manifestations culturelles du monde africain, devant un évènement d’une telle ampleur, le Ministre Nyonda organise un concours de recrutement des acteurs ; c’est la naissance de La Troupe permanente du théâtre National gabonais, dont la première sortie au Sénégal en Avril 1966 au Festival Mondial des Arts Nègres à Dakar se traduit par une brillante participation.
De retour du Sénégal, les jeunes acteurs sont envoyés en formation dans diverses disciplines qui concernent la création théâtrale. Au terme de cette formation, les comédiens de retour de France et du Sénégal montent deux(2) troupes prolifiques : « Le Théâtre du Silence » et le théâtre de la recherche » avant de se consacrer aux producteurs du Théâtre national.
II.1.2.Missions :
A sa création en 1965, la Direction du Théâtre National est rattaché au Ministère de la culture, des Arts et de l’Education populaire ; elle est considérée comme un de ses services extérieures et dont les missions sont de promouvoir la culture nationale par le biais du théâtre, du ballet, du cirque et des Arts du spectacle, de monter des spectacles et de les présenter au public sur toute l’étendue du territoire national ainsi qu’à l’extérieur de nos frontières.
La production est assurée par la Fédération nationale du théâtre(FEGATH), la Fédération de danse du Gabon(FEDAG), la Fédération des troupes de cirque, les Ateliers de Théâtre et les troupes privées qui sont composées d’artistes dont certains sont issus de la section d’Art dramatique de l’Ecole Nationale d’Art et Manufacture(ENAM), Ecole de formation professionnelle sous la tutelle du Ministère de la culture.
Les ressources du Théâtre sont constituées par la subvention de l’Etat et des Collectivités Publiques, les dons et les legs régulièrement acceptés, les recettes de représentations et de services concédés au Théâtre national.
II.2.Théâtre national et littérature gabonaise :
Bon nombre de pièces théâtrales gabonaises ont été jouées par des groupes de théâtre au Gabon, ce sont par exemple :
·Biboubouah de F. ALLOGHO-OKE par la troupe du Théâtre national(1997)
.Olendé de J.P. LEYIMANGOYE,idem(1982)
·La Folle du Gouverneur de L. OWONDO,idem(1990)
Sans compter quelques inédits :
*« L’abeille et le miel » de Camille OTOGHO par Le Cercle Les Renaissants(1998)
*« Il était une fois » de Michel NDAOT par l’Atelier EYENO
*etc.
En définitive, la littérature gabonaise tient une place considérable au sein du Théâtre national mais c’est une place qui gagnerait à être confortée par une représentation beaucoup plus accrue. Mais que peut-il y faire lorsqu’on sait que depuis quelques années, la production au niveau de la dramaturgie, s’est comme estompée et que les moyens qui lui sont alloués demeurent malgré tout insuffisants pour former des jeunes acteurs de talent ?
III.ECOLE NORMALE SUPERIEURE
A l’ENS, où nous étions invités à faire nos recherches en voyant la place qu’on y fait à la littérature gabonaise, il convient de souligner que là-bas nous avons été confrontés à de nombreuses difficultés, surtout au niveau mdes renseignements auprès de certains responsables et d’un service des Archives encore pas très efficace pour n’avoir pas pu répertorier tous les travaux longs qui ont bien pu être fait à partir de la Littérature gabonaise.
Mais il faut dire déjà que dans cette école supérieure , selon ce qui nous a été dit, il n’ y a pas de filière Littérature gabonaise comme en voit à Faculté des Lettres et Sciences Humaines, notamment au sein du département des Littératures Africaines. C’est une école professionnelle où les étudiants issus d’horizons divers viennent poursuivre leurs études.
Mais on a toutefois reconnu que certains travaux longs avaient été réalisés sur ou à partir de la littérature produite au Gabon, mais comme on l’a signal é tantôt, le service des archives n’ ayant pas été opérationnel depuis .
IV. MAISONS D’EDITION
Comme dans tout pays, on ne peut parler de littérature sans parler des maisons d’édition ; car, celles-ci font partie des outils de la littérature, l’édition légitime la littérature, bref ; elle fait fonctionner la littérature.
Dans le cadre de notre travaille de recherche, nous nous sommes rapprochés de certaines maisons d’édition de la place dont : La maison Gabonaise du Livre, les éditions Ndzé, les éditions Abdon junior Makaya et les éditions udégiennes.
IV.1.La Maison Gabonaise du Livre :
La Maison Gabonaise du Livre a été créée en Juin 2002 par Madame Chantal Magali MBAZOO-KASSA, elle-même écrivain(Sidonie,2001,Ed. alpha-oméga,Paris et Fam !, 2003,Ed.La Maison Gabonaise du Livre, Libreville) et enseignante à l’Ecole Normale Supérieure de Libreville.
Cette initiative louable lui vint à cause du manque criard de maisons d’éditions au Gabon et à Libreville en particulier. La Magali(comme le prénom de sa créatrice !) a donc pour ambition de « promouvoir la plume gabonaise, de la sortir de son mini-terroir afin que le Gabon soit présent sur l’échelle international. »
Il faut dire qu’avant la création des éditions Magali , il existait déjà entre autres, les éditions Raponda Walker de la Fondation Raponda Walker , les éditions Ndzé, les éditions udégiennes ou encore les éditions du Silence d’Auguste Moussirou Mouyama qui, pour ces trois(3) dernières n’existent plus pour leur part.
Depuis leur création ,les éditions Magali n’ont publié que deux romans( Fam ! que nous avons cité plus haut et Les Matinées sombres Narcisse EYI MENIE) ,un recueil de poésie Patrimoine de Lucie Mba et quelques œuvres critiques ou essais tels que La Poétique du soleil dans la mouche et la glu et La Rhétorique du corps dans Fureurs et cris de femmes, toutes deux de l’universitaire Patrice Gahungu ou encore Les 14 clés pour réussir son mariage d’Honorine Ngou pour ne citer que ceux-là.
Il n’ y a aucune particularité aux éditions Magali, car elles éditent toute sorte d’œuvres. En effet, elles publient les ouvrages de fiction aussi bien que les ouvrages critiques ou les essais, etc. Cela est visible simplement à travers les productions citées plus haut.
IV.1.2. Organigramme :
Direction général
Direction artistique
Et technique Direction commerciale et
Communication
Secrétaire
Infographe monteur
Gérant de la heutique
Comité de lecture
La Magali est sous la responsabilité d’une Directrice générale qui élabore avec ses adjoints la politique de « l’institution ». Lors des différentes rencontres, chaque sous direction élabore des statuts de fonctionnement de la Magali et les décisions sont prises d’un commun accord, à l’unanimité.
La DAT est chargée du domaine technique c’est-à-dire qu’elle reçoit les manuscrits auprès des écrivains et recueille les différentes approches au projet de publication de l’écrivain et les soumet à l’infographe et au monteur.0
La DCC s’occupe de l’aspect commercial ; c’est-à-dire de la promotion de la maison d’édition. Elle fixe le montant pour l’édition d’une œuvre et les modalités de paiement.
Par ailleurs, toutes les œuvres éditées par La Maison Gabonaise du Livre sont encore touts des œuvres gabonaises même si certaines d’entre ont été produites par des étrangers résidant dans notre pays. Toutefois, on note qu’il y a des projets de production des auteurs étrangers en l’occurrence des Congolais et des Béninois dont les manuscrits sont en étude par la DAT.
Le souci primordial de Magali, c‘est la promotion de la littérature gabonaise qui est restée pendant longtemps et même encore de nos jours ignorée du grand public. Mais il y a de l’espoir ; car à voir, les fortes demande de publication au sein de cette structure éditrice, on peut finalement croire, selon le mot même de notre éditeur que les Gabonais , enfin, s’intéressent maintenant plus que jamais à l’écriture.
IV.2. Les éditions Abdon Junior Makaya :
C’est la dernière née des maisons d’édition au Gabon. Elle s’est récemment distinguée en publiant cette année, Les Larmes du soleil de Péguy Lucie Auleley. C’est la seule œuvre à ce jour qui ait été publiée par cette jeune maison d’édition.
IV.3.Les éditions Ndzé :
Elles ont publié quelques œuvres de la littérature gabonaise , à savoir :
La nouvelle de Ludovic Emane OBIANG L’Enfant des masques et autres nouvelles(1999), une pièce de théâtre du même auteur Péronnelle(2002), les romans de Jean DIVASSA NYAMA La vocation de Dignité (1997) , Le bruit de l’héritage (2002),Le Nganga blanc, in Je suis vraiment de bonne foi (2002) un essai entre autres, Petites misères et Grands silences, culture et élites du Gabon (2001) de Luc NGOWET, Tous les chemins mènent à l’autre(2002) ,prix du premier roman gabonais de Janis OTSIEMI, etc.
Il convient quand même de souligner que plus de la moitié des œuvres éditées par les éditions Ndzé, elles l’ont toutes été en coédition majoritairement avec les éditions Raponda Walker, mais il n’en demeure pas moins que cette maison éditrice figure parmi les toutes meilleures maisons d’édition en Afrique centrale et de l’Ouest.
En définitive, il faut dire que la littérature gabonaise tient une bonne place de choix dans les maisons d’édition créées dans notre pays. Mais le manque de politique et aussi d’intérêt pour l’écriture de la part des Gabonais jusqu’à une certaine époque, n’ a jamais cessé de mettre à mal nos maisons d’édition. Nous pouvons espérer qu’avec le réveil qui s’annonce, l’édition au Gabon parviendra à jouer pleinement son rôle de vecteur de légitimation de la littérature et un véritable agent de vulgarisation.
V.UNION DES ECRIVAINS GABONAIS
L’Union des écrivains gabonais, a été créée en 1987 par des écrivains soucieux de faire la promotion des jeunes talents, pour servir de cadre aux jeunes « pousses » mais aussi de faire la promotion de la littérature gabonaise.
Depuis quelques années, l’UDEG en effet, organise des caravanes littéraires dans tout le pays afin de faire connaître notre littérature aux lycéens et aux gabonais passionnés de littérature. Malheureusement, depuis quelques temps, ces caravanes littéraires semblent battre de l’ail certainement à cause d’un manque de moyens.
VI.UNESCO
Dans l’exercice de la mission qui nous avait été assignée, nous nous sommes rendus à la représentation régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture afin d’ y voir la place qu’occupe, au sein de l’Unesco, notre littérature surtout dans les programmes scolaires.
Il s’avère que pour cette institution internationale, la place qu’occupe notre littérature dans les programmes scolaires n’est du ressort seul du gouvernement gabonais qui, bien sûr, et cela dans une moindre mesure, bénéficie de l’expertise de cette noble institution.
CONCLUSION
En conclusion , il nous faut dire que nous avons eu un plaisir immense à réaliser ce travail de recherche, même si nous sommes quand même un peu déçus de savoir combien il est difficile en notre pays d’avoir toutes les informations que nous pouvons souhaiter pour réaliser un travail de ce type. Nous le sommes d’autant plus que les moindres informations sont comme « aller chercher une aiguille dans une botte de foin ». Nous pensons qu’il serait convenable, au moment où le monde est entrain de vivre à l’heure de l’Internet que nos institutions s’arriment un tant soit peu avec ce qui, sous d’autres cieux, fait déjà des merveilles.
Par ailleurs, nous croyons avoir fait ce qui nous a été demandé et l’intérêt pour nous dans ce travail est d’avoir pu se rendre compte d’ un certain rapport que notre littérature entretient avec les instances qui la légitiment. Qui dira encore après ça que la littérature gabonaise n’existe pas parce qu’elle n’aurait pas ses propres canons de fonctionnement ?
Travail dirigé par Guy Wilfried IDIATHA, 3ème Année Littératures Africaines, Président du CRELAF.
Adresses Internet utiles :
*www.bicig-gabon.com
*www.ndzé.com
*www.gabonflash.com
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Gabon: Le 10ème anniversaire de la mort de Sony Labou Tansi célébré par les étudiants de l'UOB
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(Article publié dans le site des jeunes congolais : "www.bilenge.com").
Dix ans déjà que le célèbre romancier africain Sony
Labou Tansi quittait notre monde. Pour lui rendre un hommage mérité et rappeler qu’il reste l’un des auteurs africains les plus lus et les plus étudiés dans les départements de littératures de l’Université Omar Bongo de Libreville,notamment; les étudiants de 3ème année du département des Littératures Africaines, sur la houlette de leur chef de département M.Pierre MONSARD ont tenu le mardi 14 juin, des conférences retraçants sur l’auteur de La vie et demie entre autres,afin de revisiter les merveilles qu’il nous a laissé en ce jour anniversaire.
D'abord une bio-bibliograpphie .Cette partie fut traitée par Clovis Elie Mouelle, étudiant de 3ème année dudit département, qui a tenu à rappeler que l’homme était né un 05-juillet 1947 à Kinshasa et qu’il s’était éteint un 14 juin 1995 , quinze jours après le décès de sa femme Pierrette Sony . Il est l'auteur de
plusieurs pièces de théâtre présentées en Afrique, en Europe et aux Antilles. Il a animé la troupe du Rocado Zulu Théâtre qui s'est distinguée à plusieurs reprises sur la scène internationale.
Sony Labou Tansi est également l'auteur de nombreux romans : La Vie et demie (Paris, Seuil 1979); L'Etat honteux (Paris, Seuil 1981); L'Anté-peuple (Paris, Seuil 1983); Les sept solitudes de Lorsa Lopez (Paris,
Seuil 1985); Les Yeux du volcan (Paris, Seuil 1988);
Le Commencement des douleurs (Paris, Seuil 1995) pour ne citer que ceux-là.
Outre ce travail présenté par Clovis Mouelle, un autre étudiant de cette même classe a conféré sur "la symbolique de la hernie dans l’Etat honteux de Sony Labou Tansi". Guy Wilfried IDIATHA,Coordinateur du Cercle de Reflèxion des Etudiants en Littératures Africaines, a fait montre d’un pragmatisme qui a permis à l’assistance rehaussée par la présence du Pr.Grégoire BIYOGO, de saisir les différentes connotations du mot "hernie" dans cette œuvre. Il ressort donc que cette "hernie" est une métonymie visant à nommer un tas de perversités et d’abus dans nos sociétés. La "hernie" est en conséquence, cette tendance à la mocherie, terme créer par SONY, cette tendance à la corruption, à la dépravation des moeurs, lisibles dans nos sociétés. Aux dires de l’exposant la hernie au sens labou tansien, n’est finalement qu’une façon carnavalesque de présenter l’Afrique dans ses laideurs.
Pour manifester la grandeur et la réception de cet auteur au sein des départements des littératures de l’UOB, monsieur TABA ODOUNGA , enseignant de littérature africaine, a pour sa part, plancher sur "La réception critique de l’œuvre de Labou tansi" Il apparait au bout de ses analyses que les étudiants prisaient bien l’œuvre de cet illustre homme de lettres africain.
Au sortir de là, nous avons constaté que la palme d’or des études effectuées par les étudiants en année de recherche, revenait entre autre à Ahmadou KOUROUMA et à Sony Labou Tansi . Car ce sont deux auteurs amplement étudiés dans ce département et dont la thématique s’articule autour de l’existence de l’homme dans sa société, des problèmes de la langue et du langage, et autour de l’idéologie politique qui se dégage de leurs œuvres.
Organisée et présentée par les étudiants de 3ème année, cette journée qui a eu comme modérateur votre serviteur, Désiré-Clitandre DZONTEU, étudiant de 3ème également, s’est achevée avec l’espoir de voir les travaux de ces jeunes être publiés afin de montrer que la vraie Afrique est celle qui naîtra de ce que les jeunes voudront. Car nos enseignants et chercheurs présents ont tenu à honorer ces jeunes étudiants pour la perspicacité et la magnanimité avec lesquelles ils sont parvenus à réaliser une telle commémoration. Vivement que cet esprit soit pérenne.
Désiré-Clitandre Dzonteu
Vice-Président du Crélaf, Chargé d’études et des Partenariats, étudiant en 3ème année de littératures africaines,Université Omar Bongo.
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Rapport d'activités 2004-2005
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RAPPORT D’ACTIVITES DU "CERCLE DE REFLEXION DES ETUDIANTS EN LITTERATURES AFRICAINES"-CRELAF-
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Département des Littératures Africaines
B.P 13.131 /17.004
E-mail :crelaf_uob@yahoo.fr
Tel :(241)07.40.70.61
PRESENTATION
Le Cercle de Réflexion des étudiants en Littératures Africaines dénommé CRELAF, est la structure scientifique et culturelle des étudiants du département des Littératures Africaines.
Il a été crée par des étudiants soucieux d’avoir un cadre théorique et pratique dans lequel, ils pourraient s’exprimer librement. Jusqu’à ce jour, le CRELAF a déjà pu mener quelques activités allant dans le sens à vendre l’image de notre établissement, et surtout de partager à d’autres notre passion des littératures(écrite et orale).
LES ACTIVITES
*HOMMAGE à Jacques Rabemananjara :
En Avril dernier, les étudiants à travers le CRELAF, ont tenu à rendre un vibrant hommage au poète malgache Jacques Rabemananjara(1913-2005) quelques jours après l’annonce de son décès.
Auteur de plusieurs œuvres poétiques(Antsa Présence Africaine, 1961 ; Antidote, Présence Africaine, 1961 ;Les Ordalies, Présence Africaine,1972 ; Rien qu’encens et filigrane, Présence Africaine, 1987), J. Rabemananjara est une figure emblématique de la poésie négro-africaine, c’est tout donc naturellement qu’il a été célébré par le CRELAF au travers des expositions sur sa vie et son œuvre.
*« Hall of fame »:
Initié par le Chef de Département Pierre Monsard, le CRELAF a été sollicité pour participer au « Hall of fame », c’est-à-dire une exposition d’images représentants la nouvelle génération d’auteurs africains :Kossi Efoui, Alain Mabanckou, Kangni Alem , Abdourhamane Wabéri, etc. Ce qui a permis aux étudiants du département et d’autres de l’UOB d’avoir une idée du moins visuelle de ces écrivains dit de la « migritude ».
*Dixième anniversaire de la mort de Sony Labou Tansi :
14 juin 1995- 14 juin 2005, cela faisait dix ans que disparaissait l’écrivain congolais Sony Labou Tansi des suites d’une maladie. Le CRELAF a tenu à marquer l’événement par une série de communications dont le thème central était : « Sony Labou Tansi, 10 ans déjà… ».
A cet effet, en présence du Chef de Département Pierre Monsard , de quelques enseignants dont le Professeur Grégoire Biyogo et des étudiants, Clovis Elie Mouelle étudiant de 3ème Année et 1er Vice-Coordonnateur du CRELAF , chargé de la programmation s’est appesanti sur : « Sony Labou Tansi, l’homme et son œuvre » ; ensuite, Wilfried Idiatha, coordonnateur du CRELAF a conféré sur : « Lecture bakthino-freudienne de la métaphore de la hernie dans L’Etat honteux de Sony Labou Tansi » ; M.Didier Taba Odounga , enseignant au département a quant à lui analysé « La réception critique de l’œuvre de Sony Labou Tansi aux Départements des Littératures Africaines et Lettres Modernes. »
Cet événement a ensuite été répercuté dans certains médias, notamment dans le site www.Bilenge.com, un site congolais, le 14 juin 2005 par Désiré-Clitandre Dzonteu, 3ème Année et 2ème Vice-Cordonnateur du CRELAF et correspondant avec Wilfried Idiatha dudit site.
*Participation au 1er Festival du théâtre scolaire du 03au 04 juin 2005 et aux journées de l’ENS en partenariat avec le Théâtre Express
Le CRELAF a été sollicité par M. Monsard, Chef de Département des Littératures Africaines et fondateur du Théâtre Express à prendre part activement au 1er Festival du théâtre scolaire et également aux journées de l’ENS aux côtés du Théâtre Express qui avait été invité dans l’un et l’autre cas, à faire des prestations.
Actuellement, le CRELAF est en phase de signer des partenariats avec des Centres de recherche , tels que le Centre d’études en littérature gabonaise(CELIG) du Docteur Hémery-Hervais Sima Eyi ; l’Union des Ecrivains gabonais(UDEG) ; l’Union des Enseignants de Culture Francophone(UGECF)… et le Centre Culturel Français Saint-Exupéry pour l’animation de certaines de nos communications.
Les journées de la FLSH si elles sont tenues, seront l’occasion à nouveau pour le CRELAF de s’illustrer dans le sens à travailler dans la promotion de la littérature africaine écrite et orale et à valoriser l’image de notre département.
Fait à Libreville, le 11 juillet 2005
Le Secrétaire Général
Paterne ETSELLAH
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Les membres du Crelaf ( 2005-2006 )
Related to country: Gabon
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Coordinateur:
Guy Wilfried IDIATHA
Vice-Coordinateur chargé d'études et des Parténariats :
Clovis Elie MOUELLE
Vice-Coordinateur chargé des Programmes et de la Planification :
Willyfried DISSOUMBA
Secrétaire Général:
Désiré Clitandre DZONTEU
Secrétaire Administratif:
Rodrigue BOUTOTO
Trésorière:
Valérie Chimène ZOULA
Commissaire aux comptes:
Charlène Kelly MILEBOU NDJAVE
Chargés des Relations Extérieures:
Charlène Larissa SAPHU KOUMBA, Jean-François ONDO NDONG, Serge Lausin BIKENGNE-BI-ONDO & Thierry MAMBANA
Responsable Pôle pédagogique Littérature gabonaise:
Paterne ETSELLAH
Responsable adjoint : Wilfrid MABIKA BOUSSOUGOU
Responsable Pôle pédagogique Littérature africaine écrite :
Dieu-donné KOUMOU GNAMA
Responsable adjoint :Willyfried DISSOUMBA
Responsable Pôle pédagogique Littérature orale :
Emmanuel AKUE ALLOGHO
Responsable adjoint :Patricia MENGUE M'OYONO
Responsables de la Communication :
Serge KOFFI & Romain Evans ONDO
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